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BENIN UNE ESPÈCE DE RIZ ASIATIQUE PEUT GARANTIR L'AUTOSUFFISANCE -
Enfin, l'Association de développement du riz en Afrique de l'Ouest (ADRAO)
certifie que la teneur en protéine du riz obtenu avec des semences qualité,
notamment la variété NERICA, est très forte comparée aux variétés de riz
traditionnelles. Le NERICA est issu d'un croisement entre une espèce asiatique
et une espèce africaine. Il a un cycle de croissance réduit, un haut
rendement, une résistance aux maladies et aux insectes et une adaptation aux
terres acides. De plus, étant résistant à la sécheresse, le riz NERICA semble
être le mieux adapté aux conditions socio-économiques et agro-écologiques des
riziculteurs béninois
Le Bénin pourrait trouver
une piste de développement alimentaire rapide grâce au riz asiatique, comme
dans d'autres pays d'Afrique de l'Ouest, sa production de riz est loin de
satisfaire la demande qui ne cesse d'augmenter. La FAO vient d'initier
un projet dont le montant
d’un demi-million de dollars dans le but de venir en aide à ce pays d'Afrique de l’Ouest,
à partir de septembre 2009. Le projet doit conduire vers un objectif très
ambitieux qui appelle à bousculer : tradition, efforts et espérance. Doubler
en 2 ans, une production nationale pour réaliser
300.000 tonnes de riz à
l’horizon 2011 fait appel à un autre défi soit de produire annuellement plus de 2.200
tonnes de semences de riz de qualité.
Le Bénin pourrait devenir
un jour autosuffisant en riz et même exporter les excédents de sa production
rizicole grâce à une stratégie d'intensification de la production et de la
commercialisation des semences de riz de qualité, affirment les experts de
l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.
L'intensification de la production nationale de riz s'imposait dans le
contexte international de hausse des prix des denrées alimentaires précise un
communiqué émanant du bureau des Nations Unies à new York. Les importations de riz en Afrique de l'Ouest ont atteint 6 millions de
tonnes en 2001 et les projections montrent que cette quantité sera de 11
millions de tonnes en 2010 confirme le FAO.
Les experts cités disent
que si le Bénin exploitait tout son potentiel rizicole, le gain net qui en
dériverait serait de plus de 55 millions de dollars pour un pays qui
n'exploite que 8% de cette potentialité alors qu'il dispose de plus de 322.000
hectares de terres disponibles dont 205.000 hectares de bas-fonds
et 117.000 hectares de plaines inondables.
Plusieurs analystes
s'accordent pour dire aujourd'hui que les grilles d'analyse de la Banque
Mondiale elles-mêmes ont changé, ce favorablement à une prise en charge
nationale et à une valorisation des communautés locales respectives. La mise à
niveau étant devenue un élément incontournable pour un meilleur équilibre, les
économies globalisées plus avancées impliquées dans les objectifs du nouveau
millénaire favorisent cette démarche. L'Afrique et, plus précisément le Bénin,
devrait voir en cette initiative, une opportunité à ne pas rater.
Eco/15-07-09
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