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ETTY GNAGNE UNE IVOIRIENNE À LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA
FEMME À FERNEY-VOLTAIRE EN FRANCE - Ni soumise ni pute, tel est le thème de la 33ième
journée internationale des femmes qui sera célébrée à Ferney-Voltaire en
France, demain lundi 8 mars 2010. Curieux mélange : cinéma franco-libanais, paix
conquise, Afrique noire, culture théâtrale, etc. C'est précisément là où
est convoquée Etty Gnagne, une artiste, une femme de théâtre, une ivoirienne qui vit en France.
S'il est facile de se voir oubliés, devenir has been, les artistes sont
souvent victimes
d'un autre effet pervers quand elles sont femmes. Ecrasées par un calibrage
social dégradant, elle sont obligées de se battre plus tard contre une image
de jeunesse qui a perdu le charme de la séduction, pour faire place au
profil de la mère au foyer. Toute une bataille. La 33ième édition de la
journée internationale de la femme défend précisément cette facture cette
année : ni pute, ni soumise. Etty Gnagne, mannequin, artiste de la scène, chanteuse, actrice etc. de naissance
ivoirienne, vit aujourd'hui en France, près du Château de Divonne dans le
pays de Gex. Elle fait partie d'un trio de panélistes qui défendront les
acquis des femmes dans cette bataille sociale citée plus haut.
Etty nous reçois chez elle tout en s'occupant de
son fils de 5 ans, en préparant son discours, en faisant sa cuisine, en
apprenant son piano. Mais surtout en nous réservant une surprise : chanter a
cappella Summer Time. Tout ceci se passe au milieu d'un décor aux multiples
motifs africains. Elle doit d'ailleurs se produire sur scène ce 8 mars en
cours, sous le chapeau de l'Afrique subsaharienne.
Femme de tradition mais de surprise aussi, elle visite ses amies
ivoiriennes en Suisse. Reçois celles de Paris, de Bordeaux, de Marseille.
Elle partage ses points de vue sur un cinéma haïtien
qu'elle dit admirer, sur les chanteurs ivoiriens à Paris, sur la danse
moderne congolaise. Mais, Etty ne souffle mot sur ses acquis personnels. C'est en
conversant autour d'un pain maison, qu'elle finit par nous sortir son album et son porte-folio.
C'est la
surprise totale, Etty fréquente tous les grands noms du showbiz
international depuis son adolescence à Abidjan. Barry White, Johnny Halliday,
Claude Lelouch, Patrick St. Eloi, Jane Manson, Pepe Abbaté, Jonas Pedro,
Younes... etc.
Une découverte dans une revue datée 1998. Une voix comparée à celle de Céline Dion et de
Withney Huston, dixit Diakouré Don Aristote dans Amina 1998. Revlon, Grand
Hôtel de luxe à Abidjan, à Lausanne, au Maroc, carnet d'adresse garni, la
liste est très exhaustive. Etty n'en démord
pas pour autant. Elle multiplie encore ses atouts : cours spécialisés, chant,
piano, guitare, danse, théâtre. Cette 33ième édition
de.... la femme, ne pourrait être mieux servie. Ni pute, ni soumise,
ne pourrait mieux s'armer comme symbole pour défendre les valeurs.
Pourquoi Etiennette Anne Gnagne pour illustrer
la journée du 8 mars 2010 ?
Etty se métamorphose encore avec tous les
talents disponibles pour la circonstance. Elle connaît la variété dans la
musique tant au niveau de l'interprétation que dans l'accompagnement. Elle
est sur scène dans le théâtre, un milieu qui garde seulement ses talents
prometteurs ou établis. Elle est de cette école de formation continue et
adaptée. Pour rester up to date dans une industrie exigeante. Elle tenait à
être mère et, a réalisé son rêve, sans broncher dans ses obligations
d'artiste, ni en compromis avec cette vie familiale de soumise. Elle
partage. Elle garde sans
altération aucune, sa culture ivoirienne, qu'elle a transmise à son compagnon
et à son fils issu du métissage culturel, tout en embrassant sans
complexe, les richesses culturelles de la France, du monde.
Si la femme ivoirienne est
authentique, comme nous le disait une femme du pays, Etty reste et demeure
l'illustration parfaite de cette authenticité, même pour F-V. Int*Soc/07-03-10 |