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UNE NATION POU AYITI - Le débat est relancé : les Noirs sont libérés,
d'ailleurs l'Afrique fête son cinquantenaire. Curieux, le président haïtien a fui ses devoirs
pour la présidence de la CARICOM. Haïti dit-on : atteint mais pas
abattue. La reconstruction inclusive, c'est ce que souhaite le peuple. Et, Dumas est un passage obligé.
Cependant, il y aurait des vautours qui planent autour de la caisse en
construction.
Si les historiens révisent actuellement l'histoire de la
révolution haïtienne de 1791, les grands banquiers de leur côté s'offrent le
même genre d'exercice, mais pour la nouvelle évaluation de la bourse
haïtienne. Elle existerait bien que sans structure. Bien que cet exercice semble rassembleur autour du thème
reconstruction, les acteurs en pistes ne conjuguent pas nécessairement les
mêmes intérêts. La publication du livre Haïti 2001-2010 Reconstruction
d'après Nous, qui fait appel à une grande réflexion, convoque ce Nous pour
un débat dit plus ouvert et inclusif.
Cela implique-t-il un élan naturel ou une mise en garde
citoyenne ?
La décentralisation et la déconcentration sont deux termes
redoutés par des clans aveuglés par la pratique d'une méthode très ancienne.
Duvalier aurait fait école. Rumeur, information, fait ou suspicion : des noms semblent
inspirer beaucoup plus d'inquiétudes que de confiance autour du projet de
reconstruction. La caisse serait à surveiller mais de près car les projets
ne sont pas tous en faveur de la majorité. Que faut-il donc reconstruire en
Haïti ?
Le livre : Haïti 2001-2010 Reconstruction d’après Nous,
semble proposer une nouvelle pensée politique. Accompagnée d’un grand projet
spécifique qui toucherait simultanément tout le pays à court terme, mais
dans l’esprit de bâtir une Nation, il ne favorise pas l'approche Caponne de
Chicago, même si l'auteur parle de moratoire et de constitution. Nous
sommes aujourd’hui à deux cent six ans d’existence d’une République bien
établie. Amis et adversaires ont remplacés amis et ennemis d’autrefois.
L’auteur de ce livre n’est pas le seul à réclamer cette considération, même
quand le noyau politique en fonction ne tient compte que de ses courtes
vues. Pourquoi ?
Le télédiol, comme on le dit en Haïti, se veut bien
informé cette fois-ci. Lesly Voltaire définit par ses amis comme étant monsieur 10%, Patrick Delatour indexé comme
étant actionnaire participant à plus d'une entreprise de
construction et, la première dame comme étant aussi ancienne femme d'un autre, mais
très ambitieuse, un trio qui n’inspire guère confiance.
Une charte de la société civile pour la reconstruction fait
partie du décor quand le gouvernement démissionnaire tenterait de rejouer
tout simplement la même carte Port-au-Prince. Mais, la charte proposée
serait tout simplement à caractère activiste et imprudente dans sa
formulation en considération à la Charte fondamentale du pays. Délicat.
Le Sénégal de son côté, démontrerait un intérêt particulier à
récupérer une partie de l'intelligence haïtienne même si l'union Africaine
n'a encore accueilli cette République de braves comme membre observateur en
son sein.
La question. À savoir si le
prétendant perçu comme intéressé aux prochaines présidentielles possède des
industries à Santo Domingo et ne paierait qu’au taux raciste appliqué par
ceux de Fernandez contre les Haïtiens, serait une autre inquiétude ? Une
Nation pour Haïti mérite surtout d’éclaircir avant tout, tous les points
obscurs qui peuvent retarder plus tard. Car, dans le cas Baker, Président,
il serait aussi cruel contre ses propres frères, à la même enseigne que tous
les prédécesseurs. Sans vouloir faire de lui un président, les Haïtiens ont
le droit de savoir. La rédaction de Réseau HEM International serait en
possession d’éléments démontrant la fragilité élémentaire du président René
Préval qui, depuis ses consultations amicales pré-électorales, lui
conseillaient de ne pas se présenter. Sa réponse ou, mieux, sa lecture,
aurait été : << vous venez tout juste de me convaincre de me présenter >>.
Préval était prévenu de son échec à venir. C'est fait.
Vouloir rassembler n’implique donc pas du noctambulisme. La
logique impose des réponses qui éclairent. Trois scénarios types. Le
président Préval réclame 3 mois de plus, pourquoi ? Quand, sans vision ni
préparation il n’a su s’assumer pour l’exercice de la présidence de la
CARICOM. Révélateur ! D’autre part, l’auteur de Haïti 2001-2010
Reconstruction d’après Nous, réclame des Nations Unies, une base école
permanente en Haïti, pour la formation standard des casques bleus
internationaux. Mais,
l’institution se contente d’une MINUSTAH, non conforme sur le long terme. Et
pour finir, le président, les législateurs et le plus haut tribunal du pays,
nagent tous en pleine inconstitutionnalité quand au fait des exilés et de la
souveraineté d’Haïti.
Bâtir une Nation, Reconstruire Haïti réclame bien plus que
rouler dans une voiture à sirène et gyrophares allumés, quand le plan
d’aménagement du territoire lui aurait été proposé mais, sa logique réclamait
du béton à courte vue pour simuler un développement. Le président aurait
tout simplement jugé les plans trop savants pour son intelligence. Les
Haïtiens méritent plus que ce spectacle lamentable. La crédibilité des
Nations Unies, celle de son envoyé spécial en la personne de Bill Clinton,
sont en jeu, au même niveau que la stabilité régionale, à cause de l’avidité
de politiciens affairistes sans vision. Int/16-06-10
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